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2.6. Ivresse
Après s'être échappés de l'esprit de Klaus, Jan et son équipe se retrouvent à dîner avec Sharon.
Sharon : Dure nuit, hein?
Jan : Désolé de vous avoir embarquée dans cette histoire...
Sharon : Restons-en là. Le Chef a été assez compréhensif sur le fait que nous ayons déplacé le corps. Et de votre côté, vous avez obtenu les aveux de Klaus. Tout s'arrange finalement.
Michael : Excusez moi de plomber l'ambiance, mais vous n'aviez pas quelque chose à demander au Docteur, Capitaine?
Jan : C'est vrai. Si vous pouviez jeter un oeil là-dessus...
Sharon : Hm...des seringues? Une sorte de tranquillisant ou bien?
Jan : On l'a trouvé dans la chambre de Klaus. Le contenu semble être un nouveau type de drogue neurochimique.
Sharon : ...Et?
Jan : Composition, effets...tout ce que vous pouvez nous en dire nous intéresse. Vous pourriez vérifier pour nous?
Sharon : Ca serait pas plus rapide de le faire analyser par vos services?
Jan : En ce moment, on ne peut plus faire confiance à qui que ce soit. Je veux une personne de confiance pour effectuer cette analyse.
Sharon : Dois-je comprendre que je suis cette personne?
Jan : Vous avez tout à fait compris.
Sharon : Merci. Dernièrement, nous avons eu une recrudescence de cas d'overdose. Je serai très heureuse de travailler sur ce sujet.
Jan : Merci.
Sharon : Il y a tellement de gens qui consomment ce type de substances nocives...nous vivons en des temps bien difficiles.
Jan : Klaus justifiait ses actes parce qu'il cherchait la paix, la paix absolue apportée par le Zohar...Qu'est-ce que le Zohar?
Meris : Une nouvelle drogue? Mais quel est l'intérêt d'une paix artificielle obtenue par la drogue!
Elrich : Je ne saurais pas distinguer le vrai du faux, mais ce point de vue me semble très subjectif. Seul l'individu lui-même sait ce qu'il peut y trouver....de nos jours, chacun recherche la paix intérieure. S'il peut trouver le moyen d'y accéder, qu'il soit ou non artificiel, il s'estimera heureux.
Jan : C'est étrange que Klaus ait parlé de sa solitude avec des inconnus comme nous. Il a fallu qu'il meurt pour ouvrir son coeur à quelqu'un.
Sharon : Ironique, non? S'il avait reçu de l'aide de son vivant...
Michael : Je ne sais pas...la solitude est un sentiment que tout le monde a connu au moins une fois, mais je pense que c'est à chacun de trouver le moyen de s'en sortir. Qu'en pensez-vous Capitaine?
Jan : ...
Michael : Capitaine?
Jan : Euh, ouais... j'en ai pas la moindre idée. Là tout de suite, je suis plus attiré par mon verre qu'à parler boulot...
Meris : Venant de vous, ça sonne assez bizarre. Seriez-vous ivre?
Jan : Je n'ai jamais assez bu pour l'être...
Sharon : Mieux vaut tard que jamais.
Michael : Hé bien, s'il suffit des 3/4 d'un verre pour vous faire tourner la tête...en fait, vous êtes un petit joueur, pas vrai?
Sharon : A ce point? Je me sens du coup un peu mal à l'aise d'avoir eu la main lourde sur le service...
Meris : Capitaine? Ca va? Il s'est endormi.
Après un lourd sommeil, Jan se réveille et voit un petit garçon.
Jan : Où suis-je?
Joaquin : Hé M'sieur, vous êtes policier, hein? C'est marqué sur votre badge que vous êtes des forces spéciales.
Jan : Et toi, tu es ...
Joaquin : Je m'appelle Joaquin. Hé vous me raconterez des histoires de policier?
Sharon : Joaquin, c'est l'heure d'aller te coucher. Ne déranges pas notre invité avec tes questions!
Joaquin : Ok. Hé, c'est lui le m'sieur que maman appelle 'la personne très intéressante'?
Sharon : Joaquin! Um...c'est une connaissance du travail, c'est tout.
Joaquin : Vraiment?
Sharon : Tu sais très bien que j'ai décidé de ne plus m'impliquer avec un autre policier.
Joaquin : Parce que papa est mort et nous a laissé?
Sharon : Oui, c'est pour ça. Alors, trouvons un type gentil avec plein de temps libre et un travail de bureau. Maintenant, va te coucher mon coeur.
Joaquin : Ok, bonne nuit maman.
Sharon : Désolé qu'il vous ait réveillé. Voici de l'eau et des médicaments pour vous dégriser un peu.
Jan : C'est ... votre fils?
Sharon : Ouais. Il est à l'âge des questions sur tout et sur rien.
Jan : Votre mari est mort pendant le service?
Sharon : C'était lors d'une émeute dans le quartier immigrant. L'âge de l'inquisition est révolu, vous savez?
Jan : ...Désolé. Merci pour votre hospitalité et pour vos médicaments. Je ferais mieux d'y aller.
Sharon : Si vous rentrez chez vous maintenant, vous serez arrêté pour conduite en état d'ébriété! Pourquoi ne pas vous reposer ici en attendant que les médicaments fassent effet?
Jan : C'est étrange...
Sharon : Quoi?
Jan : Je pensais juste que vous aussi étiez toutes deux des personnes intéressantes.
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